PUCE ELECTRONIQUE : Objectif 2012

Publié le par Sirius



Vers une identification électronique obligatoire des animaux dès 2012


En France, selon les estimations du S.I.E.V. (
Service d'Identification Electronique Vétérinaire), qui est en charge d'assurer la gestion de ce service d'identification, c'est quasiment la moitié des chiens et des chats nés ces dernières années qui sont actuellement identifiés par le biais de l'implantation de puces RFID  (du terme anglais : Radio Frequency Identification).

Ces puces sont implantées dans l'animal à l'aide d'une seringue stérile contenant l'emetteur, par une injection en sous-cutané quasi indolore pour l'animal, le plus souvent dans la jugulaire, à l'arrière de l'oreille gauche, ce qui évite de ce fait d'avoir à pratiquer une anesthésie (sauf pour le cas des chats et chez certains sujets fragiles).

De ce fait, la puce est invisible, et ne génère donc pas de problème esthétique.
Par ailleurs, non soumise à une source de puissance elle est d'une durée illimitée et ne possède pas le risque d'effacement rencontré par les tatouages.



Ces implants miniaturisés de la taille d'un grain de riz (entre 6 et 8 mm suivant le fabricant) sont en fait de petits émetteurs munis d'une antenne et répondant à un signal émis par le détecteur. A réception de ce signal, ces minis implants émettent à leur tour un signal codé décrypté par l'émetteur lequel permet d'afficher en clair un numéro d'identification composé de 15 chiffres, comprenant entre autres le N° d'identification du pays (250 pour la France) de l'espèce animale (26 pour chiens et chats) et le N° propre à l'individu.

Ce code est ensuite décryptable par les vétérinaires, mais aussi la fourrière, les refuges et la police grâce au détecteur qui les équipe et qui déclenche la lecture du code, à travers la peau et à une distance de quelques centimètres seulement.

Bien que les législations diffèrent d'un pays à l'autre, plusieurs d'entre eux ont déjà rendu obligatoire ce procédé d'identification sur leur territoire dont entre autres : La Suisse, certaines régions d'Espagne et de l'Australie et depuis le 1er janvier 2008, les Etats-Unis d'Amérique.

De plus en plus, les législations internationales tendent à s'harmoniser afin de rendre obligatoire ce procédé d'identification des animaux à l'aide des puces RFID.

En France, l'identification des carnivores domestiques est rendue obligatoire par puce électronique ou tatouage depuis le 6 janvier 1999 dans le cadre de la loi sur les animaux dangereux et il est déjà convenu que ce procédé d'identification par puce soit rendu obligatoire dès le 31 juillet 2011.

En 2012, cette obligation sera étendue à tous les carnivores domestiques qui devront se déplacer au sein de la Communauté Européenne. En plus du carnet de vaccinations, ceux-ci devront donc posséder obligatoirement leur passeport qui est déjà délivré par les vétérinaires.


Le fichier ainsi constitué est mondial. L'animal pourra être identifié à l'étranger en cas de perte ou de vol, cependant, si la France ne fait pas encore partie d'Europetnet(*) le méta moteur de recherche des identifiants animaliers, c'est en raison de la loi informatique et libertés de la C.N.I.L.

(*)
Europetnet, permet en effet, en fonction des pays, d'afficher en clair l'identité des propriétaires des animaux de 19 pays européens, ce qui va à l'encontre de l'actuelle législation en matière de protection des données sur la vie privée.

Outre le fait de porter atteinte à la vie privée des propriétaires d'animaux en livrant en clair leurs coordonnées pourrait faciliter la mise en place de réseaux ou de trafics dans le but de subtiliser les animaux répertoriés et de valeur et faire ainsi naître une nouvelle délinquance au travers de demandes de rançons.

Autre facette négative à ne pas négliger, le faux sentiment de sécurité qui pourrait s'installer chez les propriétaires d'animaux pucés, lesquels pourraient se sentir rassurés par le fait que leur animal soit identifié par ce procédé.

Les puces sont en fait de simples balises, des émetteurs "programmés" munis d'une antenne pour envoyer un signal codé (le numéro à 15 chiffres). Il suffirait dès lors d'être en possession du matériel adéquat pour "programmer" ou "reprogrammer" une puce vierge ou déjà implantée.


Reste maintenant le risque de voir se développer un hypothétique (mais pas impossible) développement du marché humain des puces RFID sous-cutanées, qui permettrait de localiser n'importe qu'elle personne sur le globe par le biais du satellite (le rêve de certains dont la société américaine Applied Digital Solutions via sa puce spéciale humains dénommée "Digital Angel")
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Heureusement, pour le moment elle n'a "pucé" que des animaux, enfin… on l'espère !

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B
Bonjour,<br /> la puce sera bientot pour les humains,il suffit de lire le dernier livre de la bible dans l'apocalypse chapitre 13<br /> il y a un danger pour les libetés ...
Répondre
S
<br /> <br /> Bonjour,<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il faut savoir que la puce électronique pour les humains existe déjà !<br /> <br /> <br /> Dans certains pays d'Amérique latine ou au Mexique, de nombreux enfants portent déjà cette puce pour dissuader les enlèvements et faciliter leur suivi.<br /> <br /> <br /> Aus Etats-Unis, la loi HR3200 devrait même entrer en application en 2013 pour tous les américains qui veulent bénéficier de la "couverture santé".<br /> <br /> <br /> Tant que cela reste un choix personnel et que cela reste en lien avec un intérêt (kidnapping, accès à un dossier médical,...) la puce semble utile, toutefois, il ne faudrait pas que cela devienne<br /> une obligation et que cela amène à une dérive visant à géolocaliser systématiquement toute personne dans n'importe quelle situation car cela deviendrai alors une entrave à la liberté.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />